Publié le 13/07/2017 à 20:30 / Jean-Marc Emprin

Machinisme

En polyculture-élevage, les agriculteurs font de plus en plus appel à la réparation plutôt qu’à l’achat de matériel neuf.

La réparation du matériel prend le relais sur l’achat

Alors que les commandes de matériel neuf diminuent de 6 %, les ventes de pièces et les services à l'atelier progressent respectivement de 4 % et de 5 % au premier trimestre 2017 par rapport au premier trimestre 2016, selon les données du Sedima (distributeurs de machines agricoles), présentées à Paris, fin juin. Cette tendance confirme la morosité du monde agricole, également indiquée par une baisse de 27 % des immatriculations de tracteurs standards neufs sur les cinq premiers mois de 2017 par rapport à l'année dernière. A l'échelle régionale, Auvergne-Rhône-Alpes est frappée par cette baisse également. On note 2 732 immatriculations entre janvier et mai, soit 340 de moins qu'en 2016, sur la même période. La Bourgogne-Franche-Comté n'y échappe pas non plus, avec 1 538 immatriculations, contre plus de 2 000 l'année dernière. Face à la crise, la réparation prend le relais sur l'achat du neuf. Mais ce n'est pas vrai pour toutes les filières. « En grandes cultures, il n'y a pas de relais », commente Pierre Prim, président du Sedima. Ainsi, les commandes de matériels neufs reculent de 13 % en un an et dans le même temps, les ventes de pièces et les prestations à l'atelier accusent une baisse de 4 % et de 0,8 %.

Mots clés : MATERIEL AGRICOLE MACHINISME AGRICOLE ECONOMIE CIRCULAIRE COMPORTEMENT
Publicité
Annonces légales