Publié le 26/10/2017 à 10:35 / Isabelle Brenguier

Ceta



Face à « l'incohérence » du plan d'actions sur l'application du Ceta, Interbev appelle à refuser la ratification.

L'interprofession bétail et viande (Interbev) a dénoncé « l'incohérence » et « le manque d'ambition » du plan d'actions sur l'application du Ceta présenté par le gouvernement, selon un communiqué, le 25 octobre.

« En proposant de mettre en oeuvre des outils de suivi des conséquences du Ceta sur le secteur de la viande bovine (...), le gouvernement se prépare à assister et à mesurer la chute de la filière », selon Dominique Langlois, président d'Interbev, cité dans le communiqué.

L'organisation appelle les parlementaires français à « refuser de ratifier le Ceta » entré en application provisoire le 21 septembre.

D'après Nicolas Hulot, il devrait être soumis au vote du parlement français « à l'aube du second trimestre 2018 ».

Les associations vent debout contre le plan d'actions du gouvernement

La Fondation pour la nature et l'homme, l'Institut Veblen et Foodwatch ont estimé que le plan du gouvernement sur le Ceta est « décevant », dans un communiqué le 25 octobre.

Selon ces organisations, le gouvernement n'a pas pris en compte les conclusions des travaux des experts : « Les actions concrètes à la hauteur des enjeux manquent cruellement à ce plan d'action ».

Elles appellent « le Président de la République à suspendre l'entrée en vigueur provisoire pour renégocier le Ceta. »

Le même jour, Attac (mouvement altermondialiste) a estimé que le plan présenté par le gouvernement « ne répond pas aux grands risques engendrés par le Ceta ».

Par ailleurs, Attac demande que la ratification soit l'objet d'un référendum avec un débat large public.

Source : Agra
Mots clés : INTERBEV VIANDE BOVINE CETA PLAN D'ACTIONS
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