Publié le 14/12/2017 à 09:35 / Jean-Marc Emprin

Elevage ovin



Les brebis accélérées doivent être en bon état corporel.

En automne, un mois après la mise-bas, la mise à la reproduction de brebis en lactation est envisageable. Le taux de fertilité oscille alors entre 50 et 80 % avec un taux de prolificité en général inférieur à celui des luttes d'automne pour des brebis taries. Si cette accélération permet de vendre davantage d'agneaux, elle doit toutefois s'inscrire dans la logique de l'élevage et ne pas compromettre le déroulement des luttes programmées au printemps suivant faute de brebis disponibles. De plus, elle ne doit pas conduire à une période de mises-bas supplémentaire : les luttes sont alors programmées en même temps que celles d'un autre lot. Ces mises à la reproduction « sur le lait » sont à réserver aux brebis en bon état (note d'état corporel supérieure à 3 sur une échelle de 0 à 5, de très maigre à très grasse). Leur âge revêt peu d'importance : si les agnelles sont absolument à éviter, cette accélération est souvent appliquée aux brebis dont ce sera « le dernier tour » pour cause de réforme liée à leur âge ! Le ratio d'un mâle pour 40 femelles est conseillé pour une durée de lutte de 35/40 jours maximum. Quatre à cinq jours après la fin de la lutte, un diagnostic de gestation est systématiquement réalisé.

 

Laurence Sagot (Institut de l'Elevage/Ciirpo)

 

Mots clés : AGNEAU LUTTE BREBIS REPRODUCTION OVIN GESTATION ALIMENTATION MISE BAS BELIER CONDUITE TROUPEAU
Publicité
Annonces légales