Publié le 22/02/2018 à 13:55 / TD journaliste

Mobilisation

Dans près de 90 départements, des actions ont eu lieu avec souvent une volonté de sensibiliser les consommateurs.

Dans près de 90 départements, comme ici en Isère, des actions ont eu lieu avec souvent une volonté de sensibiliser les consommateurs.

Sur toute la journée du 21 février et sur tout le territoire, 20 000 agriculteurs du réseau FNSEA et JA, selon les organisateurs, se sont mobilisés « pour dire non aux accords Mercosur », dans un communiqué, alors que les négociations ont repris le même jour à Asuncion, capitale du Paraguay.

Dans près de 90 départements, des actions ont eu lieu avec souvent une volonté de sensibiliser les consommateurs. De nombreuses manifestations ont eu lieu devant des préfectures, parfois avec des sit-in sur un lit de paille.

« A trois jours de l'ouverture du Salon de l'Agriculture, nos réseaux ont voulu interpeller fortement le président de la République et le gouvernement tout en expliquant aux citoyens l'ensemble des risques que ces accords renferment pour les productions de viandes bovines, de sucre, d'éthanol et de volailles", expliquent les deux syndicats. Il refusent d'être "la variable d'ajustement d'intérêts qui les dépassent". "Dans notre pays, nous préférons le poulet label au poulet javel ! », déclarent la FNSEA et les JA qui disent avoir eu le soutien du DBV, principal syndicat allemand.

Mercosur : la CEPM redit non 

La CEPM (maïsiculteurs européens) a redit non le 21 février à toute concession sur le maïs, le maïs doux et l'éthanol dans les négociations avec le Mercosur, y voyant une question de pérennité de la production européenne « déjà confrontée à une concurrence exacerbée ».

« La Commission européenne s'apprête à offrir un nouveau cadeau aux producteurs du Mercosur, avec un contingent à droit zéro pour le maïs grain », alors que l'UE opère en 2017-2018 des « importations massives » notamment du Brésil (5 Mt) qui « revient en force » sur le marché, selon un communiqué. Et la CEPM de pointer les « distorsions majeures » avec le Brésil mais aussi l'Argentine, qui autorisent notamment les OGM, l'atrazine, les néonicotinoïdes : « si les producteurs européens en sont privés, les importations doivent l'être ».

source : Agrafil

Mots clés : MANIFESTATION CEPM MERCOSUR
Publicité
Annonces légales