Le cancer de la culpabilité

C'est la motion de la FDSEA relative à la mise en application, dans les élevages de porcs fermiers, de l'arrêté sur la biosécurité qui a mis en évidence le malaise des élevages fermiers.
Par précaution, cet arrêté vise à limiter la diffusion des micro-organismes pathogènes dans les élevages.
Portée par Raphaël Gaillard, producteur de porcs, de noix et de veaux à Saint-Vérand en Isère, la motion dénonce l'incompatibilité des mesures demandées.
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Il demande « que les hommes et les femmes qui mettent en place ces réglementations pensent aux hommes et aux femmes qui doivent les appliquer ».
Obligé de s'habiller comme dans le secteur médical, il demande de quoi les élevages seraient malades ?
« Mon cancer, c'est celui de la culpabilité », assène-t-il.
« Au nom du principe de précaution, on en arrive à faire n'importe quoi, a renchéri Jean-Claude Darlet. Le porc plein air est en péril alors que plus personne ne veut de porc confiné. »
Une charte pour tout le monde
Deux motions sur les zones de non traitement étaient proposées lors de la dernière session de la chambre d'agriculturede l'Isère fin novembre 2019.
Celle déposée par la Coordination rurale a été rejetée en raison de son caractère définitif.
Celle de la FDSEA, « qui laisse la porte ouverte à la négociation » a été adoptée. Elle demande en outre au préfet de signer la charte de bon voisinage et que les ZNT soient prises les zones urbaines et non les zones agricoles.
« Cette charte est pour tout le monde », a insisté Jérôme Crozat. Quelles que soient les pratiques culturales, ce document est une base de discussion.
Une dernière motion présentée par la FDSEA portait sur la création d'un régime universel de retraite.